Dimanche 10 janvier 2010
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La banda de
Chabreloche vous adresse ses meilleurs voeux pour cette nouvelle année qui arrive,
qui on
l'espère, sera riche musicalement.
- Editorial musical 2010 -
Jouer du stylo à plume
pour sortir une partition qui s’intitule « La banda de Chabreloche », avec de surcroît une feuille blanche en guise de pupitre, ça devient
atypique et difficile. Qu’importe, cela peut se révéler intéressant. Alors continuons.
Rien de
démesuré dans tout ce qui va suivre, pour preuve, la mesure à quatre temps assurera le cadrage. Et la clé ? Nous opterons pour la clé du bonheur. La musique est un langage universel, tout
comme cette clé. Personne ne sait comment elle se dessine, mais tout musicien qui compose la formation de votre commune l’a déjà palpée. Ne serait-ce que par la manière, dont elle fait de chaque
retrouvaille, un moment privilégié et apprécié.
La baguette
du chef se fait de plus en plus pressante. Le départ est imminent. A peine les premières mesures attaquées que déjà se présentent une multitude de
notes noires s’enchaînant avec volupté. Elles fourmillent, comme ces petits bambins, nombreux soient-ils, de l’école de musique. Ils apprennent les bases pour pouvoir intégrer un jour la
formation supérieure. Solfège, dictée musicale, ces mots reviennent comme des sons stridents agaçant l’oreille. Une clarinette qui couine, à coté, ça passe inaperçu. Pourtant il faut en passer
par là.
La partition
est parsemée de silences, ce n’est pas pour autant qu’ils sont synonymes d’ignorance. Non, ils font partie de l’indispensable. Indispensable, à l’image de ceux qui composent l’association.
Musiciens, où ceux qui ne le sont pas. Tout un chacun consacre un petit peu de son temps à l’élaboration du bien-être.
Le morceau
se déroule sans accroc. Arrivent les croches, qui parfois prennent un préfixe « ac ». De la même manière, les noires peuvent se changer en blanches. On ne peut que s’en féliciter. Car
une association est aussi un lieu d’échanges, un contre-pouvoir. Le débat, convivial au maximum, musical, ou pas, enrichit celui qui y participe. Avant, pendant, ou après la musique, le conseil
de tous est précieux. La critique, positive ou négative, est bonne à prendre.
Soudain le
tempo s’accélère, l’intensité franchit un palier, le son monte crescendo. Il faut y aller, lâcher les chevaux. La partition est presque terminée. Descendons dans l’arène, allons au contact des
gens. Le but ? Partager au plus près cet amour de la musique. Mais pas que. Transmettre les frissons qui nous habitent, donner pour recevoir en retour, et ce lors de toutes nos sorties.
Chanter et danser participent à cette interaction entre public et musicien, qui parfois il faut l’avouer, est mémorable. Quel pied mes aïeux !
Le cantique
touche à sa fin. Pourtant oui, y’a d’la joie ! Oui nous pourrions aller la siffler sur la colline du Montoncel ! Le chef a baissé sa baguette une dernière fois. Le stylo à plume va se taire, la partition est terminée, et le reste du pupitre sera
vide. Vous pouvez dire merci, pour cette interprétation, à ceux qui se considèrent comme des « copains d’abord ».
Sous-Fifre